la forêt amazonienne brésilienne: le rôle des populations rurales dans sa préservation

LA FORÊT AMAZONIENNE BRESILIENNE : LE RÔLE DES POPULATIONS RURALES DANS SA PRESERVATION

 

Plinio Sist , Isabel Drigo , Tienne Barbosa  Lucas Mazzei, Marie-Gabrielle Piketty 

 

revue : Le flamboyant N° 66/67, 2010

 

 

Introduction

            Distribuée sur environ 7 millions de km², répartis entre le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l'Équateur, les Guyanes, le Pérou et le Venezuela, la majeure partie de l'Amazonie est en grande partie couverte de forêts tropicales humides denses, avec quelques savanes naturelles. L'Amazonie brésilienne légale comprend 9 Etats du Brésil occupe un peu plus de 5millions de km2 et présente des formations forestières qui couvrent environ 60 % de la superficie totale de la région (Fig. 1, Lentini et al. 2005).  Parmi les trois principales régions de forêts tropicales (Afrique centrale, Asie du Sud-Est et Amérique Latine), on estime que la forêt amazonienne abrite un tiers des espèces vivantes de la planète (Puig 2001). Constituant une réserve de biodiversité à l'échelle planétaire, la forêt amazonienne joue par ailleurs un rôle essentiel dans la conservation des sols, dans le cycle de l'eau (20% de l'eau douce existante se trouve concentrée dans le bassin amazonien) et dans l'équilibre climatique régional et mondial. Cependant, la forêt amazonienne présente encore des taux de déforestation élevés malgré un certain ralentissement récent, puisque chaque année entre 1,5 à 2,4 millions d'hectares de forêt sont convertis en terres agricoles et en pâturages, dont une partie évolue en terres dégradées improductives (INPE 2008, Fig. 1). Entre l'arrivée des Européens au XVe siècle et  1970 l’Amazonie avait conservé presque la totalité de sa couverture forestière.  Dès le début des années 70, la colonisation intensive de la région motivée  par  la dictature militaire a provoqué une déforestation massive. Selon l'INPE (2008), ces 40 dernières années, la déforestation a affecté 17 % de cette forêt, ce qui représente une superficie de 680.000 km2 (Fig. 1). Préserver la plus grande forêt tropicale du monde représente sans doute l'un des plus grands enjeux environnementaux de ce nouveau siècle, non seulement pour la région amazonienne, mais aussi pour toute la planète. Voilà pourquoi l'Amazonie se trouve au centre des débats environnementaux sur la scène internationale.

            Ce papier a pour objectif principal de présenter certains enjeux de la préservation par les populations rurales (petits agriculteurs colons, populations traditionnelles) de la forêt amazonienne brésilienne. Dans un premier temps le système brésilien de préservation et de gestion des forêts est présenté puis nous nous intéresserons aux acteurs et à la colonisation de la région initiée il y a plus de 40 ans (Tourrand et al. 2010). Enfin nous présenterons à travers l’exemple d’un projet des  alternatives innovantes de gestion des ressources naturelles par les populations rurales et les difficultés qu’elles rencontrent.

 

 

1.    Le contexte légal de la gestion durable de la forêt amazonienne brésilienne

 

1.1. Le code forestier et la gestion des forêts en Amazonie

 

-         La Réserve Légale

L'utilisation de la forêt amazonienne est réglementée depuis 1965. Le Code Forestier, dans son article 15 interdit toute forme d'utilisation empirique des forêts : "les forêts ne devront être utilisées qu'à partir de plans techniques de suivi et d'aménagement, qui seront réglementés dans un délai d'un an…". Cependant, la réglementation de l'aménagement forestier et de ses activités ne sera arrêtée par le gouvernement brésilien qu'en 1995.  Sociétés forestières privés, communautés forestières, petits et grands agriculteurs - prétendant exploiter les ressources forestières- doivent depuis impérativement élaborer et soumettre un plan  aux structures fédérales (forêts domaniales) ou des Etats (forêts d’Etat) ou enfin auprès des Secrétariats des Etats pour les propriétés privées. Tout plan d’aménagement est élaboré et soumis sous la responsabilité d’un ingénieur forestier. Il exige une délimitation et une cartographie des coupes annuelles et l’inventaire systématique à 100% de tous les arbres d’espèce commerciale au dessus de 45 cm de diamètre pour la première coupe. Chaque année, de nouveaux inventaires seront nécessaires dans les coupes suivantes afin d’obtenir l’autorisation annuelle d’exploitation.

La conversion de la forêt en terres agricoles est prévue et était autorisée par le code forestier brésilien dans la limite de 50% de la superficie de la propriété jusqu’en 2001 (les autres 50% sont protégés au titre de Réserve Légale). En 2001, à travers la Mesure Exceptionnelle 2166-65, ce pourcentage a été revu à la baisse – permettant seulement une conversion de 20% de la propriété. Son application reste cependant très difficile à mettre en œuvre. La déforestation autorisée ou légale est l'un des moteurs du commerce du bois dans la région Amazonienne : en 2004, on estimait ainsi à 20% la part du marché du bois approvisionnée par cette activité (Lentini et al., 2005).

 

-         Le nouveau système de concessions

Actuellement 67% du bois légalement produit, soit 9,3 millions de m3, est issu de forêts ayant un plan d’aménagement approuvé; le restant (4,6 millions de m3), provient de la déforestation autorisée. La production légale de bois avoisine donc 14 millions de m3 par an, soit environ la moitié de la production totale estimée à environ 30 millions de m3. Partant du constat que seules 10% des forêts naturelles du pays sont gérées de façon durable, le gouvernement brésilien décide, à partir de 2006, de promouvoir la gestion durable des forêts à travers l’attribution par le Ministère de l’Environnement de concessions forestières pour une durée de 60 ans. La surface potentielle de forêts de production en Amazonie  est estimée à 43 millions d'ha (Amaral et al. 2007). L’attribution doit être faite à travers une offre publique compétitive visant à sélectionner les candidats selon des critères économiques et techniques. Les concessions peuvent être destinées à divers types d’exploitation (exploitation du bois d’œuvre, de produits forestiers non ligneux ou encore des projets d’écotourisme) et d’acteurs (entreprises privées, communautés, associations). A ce jour, seules 3 concessions totalisant une surface d'environ 80.000 ha ont été effectivement attribuées. Le gouvernement espère faire des concessions forestières, l’un des instruments majeurs de la production légale de bois d’œuvre en Amazonie mais jusqu’à présent rencontre de nombreuses difficultés pour leur mise en oeuvre (Drigo, 2010). 

 1.2. La place des populations rurales dans la gestion durable de la forêt amazonienne

            Les populations rurales  occupent une place de plus en plus prépondérante dans la gestion de la forêt amazonienne brésilienne. Les aires protégées pour la plupart occupées par des populations traditionnelles et indigènes occupent plus de 40% de la région. La majorité de ces aires protégées peut en fait être exploitée à condition de  soumettre un plan de gestion qui devra être approuvé par les autorités compétentes. Une étude récente estime qu’en dehors des terres indigènes bénéficiant d’un statut à part, les aires protégées susceptibles d’être aménagées et gérées par des populations locales représentent environ 34 millions d’ha (Fig. 2 ). Si l’on considère également les aires privées et publiques issues de la reforme agraire, cette surface atteindrait plus de 46 millions d’ha soit une surface comparable à celle des concessions (Fig. 2).

 Encouragée durant la deuxième moitié du XXe siècle par le gouvernement brésilien, la colonisation de l'Amazonie s'est bâtie à partir de projets menés au long des principaux axes routiers ouverts durant cette même période (Belém-Brasília, Transamazônica, Cuiabá-Santarém, Tourrand et al. 2010, Figure 1). Au début de la colonisation, des propriétaires fonciers et  entreprises ont acquis de grandes exploitations de plusieurs milliers d'hectares dans le Sud de l'Etat du Pará. Le système d’exploitation basé sur la conversion de la forêt en pâturage extensifs s’est révélé être le moyen le plus efficace pour assurer des rendements économiques à court terme, tout en permettant de revendiquer de façon permanent la propriété de la terre, compte tenu que la spéculation foncière a été un facteur clé notamment au début de la colonisation (Tourrand et al. 2010). La colonisation de l'Amazonie s'est également réalisée à travers une politique de réforme agraire, visant à distribuer des terres aux petits producteurs du Nordeste, du Sud, sous le slogan: « Une terre sans hommes pour des hommes sans terres ». Chaque famille se voyait attribuer un lot en général de 100 hectares le long des routes secondaires des grands axes routiers récemment ouverts. Les colons d’Amazonie suivent depuis 30 ans la même stratégie : défrichage d’une partie de la réserve légale pour y installer pendant 2-3 ans une culture de plantes vivrières (maïs, riz, manioc). Après deux ou trois ans, en l’absence d’adoption de techniques appropriées de conservation de la fertilité du sol, celui-ci  perd rapidement sa fertilité et la parcelle agricole devient alors improductive. La meilleure alternative pour l'agriculteur consiste à convertir cette culture vivrière en pâturage,  puisque l’élevage a été longtemps encouragé par les plans successifs de colonisation de l’Amazonie et reste encore l'activité qui requiert le moins d'investissement, pour un rendement économique quasi immédiat (Fig. 3).

 

2.        Un exemple d’alternatives possibles de systèmes de gestion des ressources naturelles par les populations rurales

 

2.1 Intégrer agriculture et forêt pour un développement territorial durable

La préservation des massifs forestiers au sein des propriétés agricoles passe par la mise en place de systèmes de gestion des ressources naturelles permettant à la fois de mettre en place une agriculture durable sur des surfaces limitées (culture de maïs et riz, gestion des pâturages, systèmes agro-forestiers) et des systèmes de gestion capables de valoriser les ressources forestières. Le premier principe de cette intégration consiste par exemple à mettre en œuvre, de façon permanente ou semi-permanente, des parcelles agricoles ou de pâturage dans des zones déjà dégradées, comme les pâturages improductifs. Entre  2006 et 2009, le projet Floagri (www.floagri.org.br)  financé par l’Union Européenne a implanté et suivi des parcelles de 1 à 2ha de plantes vivrières sur la base des systèmes scv (semis direct sous couvert végétal)  testés dans les cerrados qui furent adaptés aux conditions climatiques de la région amazonienne et permettant de maintenir ces cultures de manière plus écologique (Pedro Celestino et al.,  2009).

Avec une productivité de 3 à 5 tonnes/ha de riz ou de maïs, les résultats préliminaires sont prometteurs et démontrent qu'il est possible de cultiver des plantes vivrières en Amazonie non seulement sans qu'il soit besoin de déboiser mais avec des rendements 2 à 3 fois supérieurs aux rendements traditionnels (voir www.ibge.com.br). La mise en place de ce système requiert cependant un investissement lors de la première année en matériel et intrants ne dépassant pas les montants de prêts alloués par les programmes de crédit à l'agriculture familiale par le Pronaf (entre 4.000,00 et 6.000,00 US$). Ce montant peut être réduit grâce à l'appui par exemple des municipalités pour financer les analyses de sol ou l’achat groupé de calcaire avec le stockage au siège de la commune. Durant la première année, les intrants (engrais et herbicide) sont indispensables pour récupérer la fertilité du sol et éliminer les mauvaises herbes qui rivalisent avec les plantes cultivées. Ceci dit, l'introduction de plantes de couverture dès la première année permet de réduire l'invasion des mauvaises herbes, tout en maintenant la fertilité du sol. D'après les producteurs impliqués, les parcelles agricoles permanentes présentent des avantages remarquables. Comme la zone de culture est permanente, abattre et brûler la forêt n'est plus nécessaire et le travail est moins lourd et dangereux. Non seulement la grande productivité de la parcelle assure la sécurité alimentaire de la famille, mais elle génère aussi un complément de revenus qui provient de la vente de l'excédent de production. En général, les parcelles se situent à proximité des routes, facilitant ainsi le transport de la récolte vers la ville.  L'intérêt des jeunes pour la technologie et la sensation de se trouver au cœur d'un processus de modernité sont également des critères mentionnés par les producteurs. Finalement, l'accès aux crédits bancaires est facilité parce que l'agriculteur répond aux nouvelles contraintes environnementales des banques et de la législation et, en premier lieu, l'exigence de la préservation de la RL.

 

2.2 L’exploitation durable des forêts dans le cadre de l’agriculture familiale

L'intégration agriculture-forêt suppose aussi l'existence d'une exploitation durable et à long terme des ressources forestières de la réserve légale.  D'une façon générale, la valorisation des ressources forestières par les colons rencontre de nombreux obstacles :

-         Une faible production de bois d’œuvre issu de la forêt

La législation brésilienne préconisant des cycles de rotation de 30 ans la production autorisée est d'environ 15 à 20 m3/ha. Cette production associée à la taille très réduite des zones, constituent des conditions incompatibles avec une exploitation économiquement viable. D’autre part, les forêts au sein des propriétés rurales ont pour la plupart déjà subi des perturbations ponctuelles et leur potentiel productif peut être en conséquence réduit.

-         L'élaboration et l'approbation des plans d'aménagement: un processus coûteux, complexe et long

L'élaboration de plan de gestion est une exigence légale incontournable et fondamentale pour assurer l'exploitation durable et légale des ressources forestières. Son élaboration requiert toutefois un très grand investissement financier et technique. En effet, élaboré et exécuté sous la responsabilité d'un ingénieur forestier le plan d’aménagement doit fournir tous les documents de propriétés et dresser un inventaire détaillé recensant tous les arbres d'espèces commerciales (50 arbres/ha, 4000 arbres par RL, mesurées, identifiées et cartographiées). Enfin, il doit être approuvé par l'organisme public responsable, processus généralement long et complexe.  Les exigences techniques sont adaptées à un aménagement forestier d'entreprise forestière réunissant plusieurs milliers d'ha mais finalement peu adaptées à la gestion forestière communautaire

-          Un prix du bois encore trop faible

Les prix du bois du marché restent encore faibles par rapport aux coûts d’élaboration du plan et d’exploitation qui atteignent en moyenne 60 US$/m3 (Drigo et al. 2009). Le marché est abondamment approvisionné par le bois issu de la déforestation – légale ou illégale. De plus, les acheteurs ne sont intéressés que par une petite dizaine d’espèces à haute valeur commerciale et se montrent très réticents envers les espèces commerciales secondaires.

-          Des revenus issus de l’exploitation forestière encore faibles

Dans les conditions actuelles, les revenus issus de l’exploitation forestière par les populations rurales ne sont pas suffisamment élevés et ne peuvent que constituer des revenus complémentaires à ceux gérés par l’agriculture, même si la forêt couvre la plus grande partie de la propriété.

2.2.     Le partenariat entreprise communauté : une alternative possible ?

Devant les difficultés rencontrées par les agriculteurs à valoriser leurs ressources forestières, des partenariats avec des entreprises forestières ont vu le jour en Amazonie. Elles sont mêmes mises en avant par certaines ONG comme une alternative à privilégier. Dans ce système, l’élaboration et l’exécution du plan d’aménagement est sous la seule responsabilité de l’entreprise, les agriculteurs apportant uniquement l’accès légal à la ressource forestière, quelque fois de la main d’oeuvre. L’entreprise forestière offre un prix variant entre 20 et 70 dollars le m3 selon les espèces à chaque agriculteur (Drigo et al. Sous presse). Sachant que pour chaque propriété la surface exploitée est de 70 ha et la productivité d’environ 15 m3/ha, chaque agriculteur peut recevoir en moyenne 47.250 Dollars représentant un revenu annuel de 1575 dollars (cycle de 30 ans). Certains partenariats de ce type existent dans la région, mais ils sont encore peu nombreux. De plus, la controverse sur l'équité et la durabilité de ces partenariats est encore très vive, et des analyses de cas supplémentaires sont nécessaires.

Si le bois reste aujourd'hui encore la principale ressource forestière exploitée à des fins commerciales, l'exploitation de produits forestiers non-ligneux pourrait elle aussi représenter une source importante de revenus pour les populations locales entre deux cycles d'exploitation du bois. Pour cela, l'exploitation forestière à faible impact, en assurant la pérennité de l'écosystème forestier, est une condition primordiale. Les inventaires des ressources forestières non-ligneuses et des marchés sont nécessaires pour pouvoir évaluer leur possible contribution aux revenus des colons, compte tenu de la localisation des projets de colonisation (accessibilité souvent problématique). Le grand avantage d'exploiter des produits non-ligneux tels que les fruits est qu'en général les productions sont annuelles, assurant ainsi une périodicité de revenus pour les agriculteurs. Le grand obstacle est l'absence de filières consolidées pour la plupart de ces produits.


 Conclusions

Si les résultats des parcelles agricoles permanentes du projet Floagri sont prometteurs en termes de productivité et de leur adoption par les agriculteurs, il existe encore des défis à surmonter. En termes techniques, il faut continuer à mener des recherches sur la fertilité du sol et les alternatives existantes pour réduire à terme l'utilisation d'engrais ; il faut contrôler l'invasion de mauvaises herbes entre deux récoltes sans utilisation d'herbicides ; il est enfin essentiel d’avoir un suivi suffisant (5 ans) afin d’évaluer de façon rigoureuse le véritable impact de ces itinéraires techniques sur la fertilité des sols. En termes de politiques publiques, ces modèles ne pourront être mis en œuvre à une plus grande échelle, au niveau d'une commune ou d'un territoire, qu’avec l'appui des municipalités, des banques et des institutions d'états responsables de l’appui aux agriculteurs.

La valorisation des ressources forestières à petite échelle par les agriculteurs constitue un autre défi de taille dont le succès dépend avant tout d'un appui technique et financier important de la part de l’Etat. Le principal facteur limitant est, sans aucun doute, les coûts d'élaboration des plans de gestion, même s'il s'agit d'une condition de base pour toute exploitation forestière. Les très faibles prix du bois en grumes sont un autre facteur limitant de la viabilité économique de l'exécution des plans. Dans certaines régions, des scieries achètent le m3 de Jatobá en grume à 80 US$, même s'il s'agit d'arbres pouvant atteindre plus de 500 ans. Dans un contexte de réchauffement climatique mondial où l’on cherche à valoriser davantage la biomasse, ce prix semble bien dérisoire et irréel.

Des modèles et des techniques pour récupérer les terres dégradées sont disponibles, aussi bien pour les grandes exploitations qu'au sein de l'agriculture familiale. Elles méritent d'être prises en compte en tant qu'alternatives durables de développement de la région par les politiques publiques sur le plan fédéral et des états. La lutte contre la déforestation ne passe pas seulement par la conservation ou la préservation des forêts amazoniennes, grâce à la création d'unités de conservation ou de plans d’aménagement forestier,  elle passe aussi par les itinéraires agro-pastoraux durables adoptés et mis en œuvre par les agriculteurs. Si le rôle de l'Amazonie dans la préservation des équilibres hydriques, climatiques et de la biodiversité est universellement reconnu, il faut aussi reconnaître que cette région joue aujourd’hui un rôle essentiel dans l'agriculture sur le plan national et international. Cette réalité ne peut être oubliée et doit au contraire être assumée. À présent, la dimension agropastorale de l'Amazonie ne pourra se développer sur le long terme qu'avec des itinéraires techniques de production qui intègrent ces deux dimensions : forêt et agriculture. Le projet Floagri a su montrer qu'il existe des solutions adaptées aux conditions de l'agriculture familiale. Toutefois, sans politiques publiques adaptées encourageant la mise en œuvre de ces itinéraires techniques, ces modèles resteront faiblement divulgués et mis en place sur le terrain.

 

Références bibliographiques

Amaral Neto M., Rosy Nava, F., Fernandez, K. 2007 Manejo Florestal Comunitário na Amazônia Brasileira, Avanços e perspectivas para a conservação florestal. Serviço Florestal Brasileiro 2007, 20 pages

Drigo, I., Sist, P., Pena, W., Quanz, D. 2009. Manejo florestal comunitario madeireiro na região transamazonica. Lições aprendidas e dicas praticas para organizações comunitarias iniciantes. Embrapa Amazonia Oriental, Projeto FLOAGRI  ISBN 978-85-87690-83-8.

Drigo, I., Piketty, M-G., Pena, W. Sous Presse. Custos e benefícios da implementação de planos de manejo florestal comunitario na região da Transamazonica (Pará). Projeto Floagri, 60p.

Drigo I., 2010. Barreiras para a implementação de concessões florestais: o caso do Brasil e da Bolívia. Thèse de doctorat, Université de São Paulo/PROCAM – Agroparistech, forthcoming

INPE, 2008. Monitoramento da Floresta Amazonica Brasileira por Satélite Projeto Prodes, http://wwwobt.inpe.br/prodes/

Lentini M., Pereira D., Celentano D. and Pereira R., 2005. Fatos florestais de Amazônica. Belém, Imazon, 141 p.

Puig, H. 2001. La forêt tropicale. Belin. 477 pages

 

Pedro Celestino Filho, Quanz, D., Farias-Barbosa, T.M., Scopel, E., Bastos de Veiga, J., Sist,P., Tourrand, J-F., Souza Nahum, B. 2009. Plantio Direto em áreas alteradas na agricultura familiar. Embrapa Amazonia oriental, projeto Floagri. ISBN 97885-87690-84-5

 

Tourrand J.F., Bursztyn M., Drummond J.(Coords) L'Amazonie, une demi siècle après la colonisation. Editions QUAE, Versailles, France, 2010 (ISBN : 978-2-7592-0326-0)

 

 

Liste des figures

 Figure 1 : L’amazonie légale brésilienne et ses principales formations végétales (gris = Front pionnier, terres déboisées 17%, vert : forêt tropical humide, jaune = végétation non arborée)

 Figure 2 : Les aires protégées et les terres colonisées en Amazonie brésilienne.

Figure 2a : Distribution géographiques des aires potentielles de gestion forestière communautaire (source : Amaral et Verissimo, 2007). Flonas : Forêts nationales, RDS : Réserve de developpement durable, RESEX : Réserve extractivisme, APA : aire de préservation environnementale, Assentamentos : aires de colonisation agraire, Terras Quilombolas : aires occupées par les populations quilombolas)

Figure 2b : Surface totale et potentielle des différents types d’aires protégées et colonisées pour la gestion forestière par les populations locales

Figure 3 : Utilisation traditionnelle des terres en Amazonie brésilienne


 




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